Adieu à la valse
« Maman ! », la narratrice, approche de la quarantaine. Elle est mariée depuis presque 10 ans à Adrien, mari aidant, aimant, et mère de deux filles : Louise et Jeanne, 5 et 6 ans. Elle travaille depuis quinze ans dans la même banque. Une vie rangée, agréable, réussie sous tout rapport, étouffante, routinière, répétitive.
Tenir la maison, éduquer les filles, l’école, le travail, les amis, les vacances – elle répond à toutes les exigences du quotidien – mais vacille. Oubli d’un anniversaire, boire de plus en plus, moments d’absence, stratégies d’évitement, anxiété… et culpabilité, de ne pas être une bonne mère, de les décevoir, ces deux petites filles, qu’elle aime cependant profondément. Enfermée dans ce rôle qu’elle n’a vraiment jamais choisi, tout devient mécanique pour la narratrice, déconnectée, insupportable. Elle rêve simplement de partir. S’imagine conduisant des centaines de kilomètres loin du foyer familial, des obligations quotidiennes, de la responsabilité. Et les quelques moments qui la réveillent de l’intérieur, comme un matin où une serveuse l’embrasse, ne font que nourrir ce désir de liberté. Elle décide alors de prendre une décision radicale...
"Un premier roman puissant sur un sujet universel et pourtant peu abordé en littérature, la maternité dans ce qu’elle charrie d’injonctions et de frustration quotidienne, de la dépression post-partum à l’indicible regret maternel.
On en sort bousculé mais peut-être plus alerte face à la détresse de certaines mères."



