
Les mandragores
Paris, années 80, rue de la Folie-Méricourt, un restaurant italien à l'abandon, l'Amore e Gusto, abrite une fratrie d'orphelins : les Cipriani.
Benito, le petit dernier, a tout juste 18 ans. Il aimerait avoir l'assurance et la rage de Primo, la bonté naturelle et la force de Piero, ou encore la révolte de sa soeur, Chiara.
Il aimerait leur dire, mais Benito, lui, c'est le silence...
Alors, quand ils reçoivent une lettre de leur mère, annonçant son retour après dix années d'absence, la famille tout entière bascule dans la nuit.
Récit d'une errance depuis les bas-fonds de Paris jusqu'aux couloirs de Sainte-Anne, nous suivons Benito dans son périple pour ressentir le souffle frais et fécond de sa quête, universelle et intime, celle d'une jeunesse en lutte contre l'accablement, l'enfermement et le désespoir.
"Marius Degardin aborde, avec finesse, des sujets délicats comme les blessures d'abandon, la réalité des hôpitaux psychiatriques et le désespoir qui bouffe tout, présent et futur."